Ma biographie ou comment suis-je arrivée à l’écriture ? Je ne saurais y répondre précisément. Une chose est sûre en revanche : la lecture fait partie de ma vie et ce, depuis mon enfance. Lire représente à mes yeux une source de richesses infinies, que ce soit sur le fond ou sur la forme. Entrer dans un livre, c’est ouvrir une porte sur une époque et des lieux que hantent des hommes et des femmes avec leurs sentiments et leur mode de pensée. S’adonner à la lecture, c’est également s’intéresser à l’autre, essayer de le comprendre et de percevoir le monde à travers son regard. Parcourir un ouvrage, c’est aussi partir à la découverte des idées d’autrui et s’interroger sur soi-même. S’immerger dans la lecture, c’est apprécier avec bonheur la beauté d’une langue, celle de la langue française avec la variété de ses mots, la finesse de son vocabulaire et la mélodie qui s’en dégage.

La lecture a sans doute généré mon passage à l’écriture, sans pour autant que je ne cesse de lire les autres. Bien au contraire. Ma vocation première, celle d’une papivore insatiable, est demeurée intacte.
Ainsi ai-je tout naturellement fréquenté la Faculté des Lettres de l’Université de Fribourg où j’ai eu la joie de me familiariser avec la linguistique, la philologie romane et les littératures classique et moderne de la langue française et anglaise. Puis, j’ai éprouvé le besoin de m’orienter vers la bibliothéconomie et, au terme d’une formation de trois ans, je suis devenue bibliothécaire. Un métier passionnant que j’ai exercé avec bonheur, près de dix années durant.
Parallèlement à la formation par le livre est venue s’ajouter celle générée par le voyage. Ainsi, mon baccalauréat en poche, j’ai eu la chance de partir en Australie et d’y vivre pendant de longs mois ; j’ai également eu le plaisir de visiter Tahiti et de traverser les Etats-Unis et ce, sans oublier les capitales du vieux continent ni les terres sauvages de l’Irlande et de l’Ecosse.

L’école du théâtre a également nourri mon imaginaire. J’y ai interprété divers rôles au chapitre desquels figurent notamment celui de Magdelon dans «Les Précieuses ridicules» de Molière et de Camille dans «On ne badine pas avec l’amour» de Musset. En sus de cette passion pour le théâtre, je m’intéresse grandement au cinéma, à la photographie, à l’opéra, à tous les métiers des arts et du spectacle, à la musique classique et au jazz, genres musicaux qui m’accompagnent tout au long de mon travail d’écriture. Et puis, il y a les roses... sans doute une trace de l’héritage laissé par mon arrière grand-père qui voulait aménager une roseraie en Provence.
Un jour de printemps 2004, je me suis mise à écrire mon premier roman puis, j’ai enchaîné avec un deuxième et un troisième. À compter du commencement de cette « aventure », je n’ai eu de cesse d’écrire et, aujourd’hui, je travaille à mon quatrième roman.
« Le talent d’un auteur consiste moins à faire applaudir ses pièces qu’à empêcher le public de tousser »
Marcel Achard