Mon Amour(s)

"La résurgence de ces souvenirs n'occultait en rien la disparition de Jeanne qui demeurait présente dans ses pensées. Marc aurait tant aimé lui montrer ce magnifique jardin à l'anglaise dessiné au XIXe siècle par Alphand, celui-là même qui avait créé de nombreux jardins pour Haussmann. Marc était obsédé par l'image de Jeanne. Cela lui donna le vertige rien que d'y penser. Un long frisson envahit son corps, il ressentit l'étrange impression d'une présence à ses côtés, une sensation pour le moins mystérieuse qu'il aurait voulu ignorer. Le choc, la fatigue, sans doute. L'entend-elle de ce lieu où nul ne peut, selon les mots de Gérard de Nerval, "percer ces portes d'ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible" ?

Où et quand la rejoindrait-il ? Il n'avait pas de réponse à cette question devenue pour le moins obsédante chez lui."

Mon Amour(s)

Livre épuisé

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La Toile du Destin

Premier extrait audio de "La Toile du Destin", réalisé et lu par le compositeur Gérald Robert.

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"Cette Femme. Elle est arrivée à un moment de ta vie où tu pensais que tu n'étais plus fait pour aimer. Elle a levé le voile de ton obscurité. L'amour avait une couleur fade. Il ne résonnait plus. Il n'avait plus de mélodie ni de refrain pour fredonner le bonheur. Tu étais résigné. Résolu à ne plus y penser. Mais tu l'as rencontrée. Tu l'as aimée au premier regard. Le premier Jour."

La Toile du Destin

Livre épuisé

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Amour Boomerang

"Un sentiment de cafard envahit Fanny. Elle avait l’impression que sa fille lui échappait. Après une escapade à Genève, voilà qu’elle oubliait un rendez-vous avec sa mère. Quelques larmes coulèrent sur ses joues. Elle réalisa soudainement que sa fille avait grandi et qu’il s’agissait-là d’autre chose que des marques d’indépendance. L’oiseau était en train de s’envoler.

 

Fanny se dirigea vers le Jardin des Tuileries. Son refuge. Des enfants jouaient autour d’elle ; cela lui rappela le temps où elle venait ici avec Aurélie. Son seul regret : ne pas avoir pu lui consacrer plus de temps. Elle aurait souhaité être mère au foyer. Le destin en avait décidé différemment mais elle était tout de même fière de voir sa fille s’accomplir pleinement aujourd’hui.

 

Fanny venait de terminer son roman. Elle n’en avait touché mot à personne, à l’exception de sa fille et de son cousin Pierrick qui l’avait guidée dans sa correction. Hormis les éditions universitaires, elle n’avait aucune relation dans le milieu de l’édition et elle était plutôt satisfaite de son tapuscrit mais, naturellement, elle ignorait si celui-ci allait être retenu pour publication.

L’après-midi était agréable, les jours allaient croissant et la température devenait de plus en plus douce. Seuls quelques vestiges de l’hiver venaient ponctuer, çà et là, le chant des oiseaux : la symphonie pectorale orchestrée par les bronches des promeneurs.

La fin de l’après-midi approchant, Fanny se leva et regagna tranquillement son domicile. Arrivée chez elle, Fanny ferma les fenêtres et tira les rideaux. L’appartement avait été suffisamment aéré en son absence. Fanny s’installa ensuite à son bureau et relut son texte une dernière fois avant de l’envoyer."

Amour Boomerang

Livre épuisé